Free Razan!

My friend Razan Ghazawi has been arrested today at the Syrian-Jordanian border. She was on her way to attend a workshop for advocates of press freedoms in the Arab world.

Razan is an indefatigable campaigner for human rights and freedom of expression in her country. She has been advocating for the rights of political prisoners and minorities in Syria and has always fought for the rights of the Palestinians. She is one of the few Syrian bloggers who writes under her real name.

Razan is the most driven, thoughtful and freedom loving person I have ever met. Tonight I’m really worried about my friend and I ask for her immediate release. Please join the #FreeRazan campaign by spreading the word and showing support.

Please find pictures on the following link that you can use on your blogs or as avatars or as Facebook profile pix http://t.co/3tjhQo3y

Resources:

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Cabled!

In a good exercise in vanity, I’m pleased to share this with you: one American diplomatic cable released by Wikileaks this week is quoting me anonymously. Here is the quote from a post published on Global Voice Online:

Summarizing the mood, one blogger on Global Voices wrote, “The end of ‘Le Journal’ signals a dangerous setback for the state of freedoms in Morocco. It pulls a thorn out of the regime’s side but it also sends a strong message to the remaining independent media still struggling to survive in an increasingly repressive environment.”

The cable sent in February 2010 from the US embassy in Rabat is reporting on the closure of a prominent Moroccan independent weekly, Le Journal, which the cable describes (quite correctly) as “the vanguard of the Moroccan independent press, serving as a potent symbol of the new face of Morocco promoted tirelessly by King Mohammed VI.”

The controversy around Wikileaks aside, the released diplomatic cables have revealed a general rule among American diplomats posted in the Arab world: they are mostly clueless about what was happening in the region, as demonstrated by a rather shallow cable on a meeting diplomats had with two prominent human rights activists in Morocco in 2009 for example.

But I must admit, this one piece of diplomatic correspondence sounded like it got it right. “When it’s in line with their own values, they get it right” commented my friend Jillian York, with whom I agree. Take a read!

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Morocco: Heading For A Make Or Break Moment

Sunday, February 20, 2011 was a rainy and cold day. Not the kind of days you would think one would choose to start a revolution. Yet Moroccan pro-democracy activists chose to make that day the start of what now has become a nationwide movement for change.

I’m not going to tell you a lot about the politics of Feb. 20 Movement (or #FEB20 as the movement is now widely recognized on Twitter), but I will rather be talking to you about the momentous moment that lies ahead in the road for reform in Morocco.

Later this year (probably in September) Moroccans will be asked to vote Yes or Noto a revised, already controversial, version of the Moroccan Constitution. How important will this moment be for the future of the country? What is really at stake? And what can we learn from other countries’ experience in using freely accessible technology to help people make informed and critical decisions on the day of the vote?

I’m working on a translation of this post which will be soon available in both Arabic and French.

I will be moving my blog soon to another platform. You can view this post in my new page here.

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Twitter: A Weapon of Mass Dissemination

The Tunisian Revolution wouldn’t have succeeded without Tunisian people’s courage and sacrifices during their four weeks of relentless, now historical, uprising. Social media has played an undeniable role in coordinating protesters’ efforts in what Sami Ben Gharbia, co-editor of Nawaat.org and director of Global Voices Advocacy, calls a cascade of information, which eventually convinced more people –the middle class in particular– to join the movement.

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Talk Morocco: One Year In Pictures

Talk Morocco stands for freedom of speech and cultural dialog in Morocco. I co-founded it with my friend Jillian C. York one year ago. We launched it in Beirut during the Second Arab Bloggers Summit. Talk Morocco hopes to offer a platform as well as a breathing space for those passionate about free speech, democracy and Human Rights in Morocco.

Talk Morocco is only made possible by the creative work and generous effort of its volunteer authors.
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“In light of #censorship, phishing attacks, bloggers & rappers thrown in prison..one can say that #Tunisia is ..The Matrix” ~Weddady

One rapper and at least three bloggers known for their online activism and commitment to freedom of speech in Tunisia, have been detained by the police yesterday, January 6.

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TEDx Casablanca: Je blogue donc je suis [Slides, French Language Script and an… Inaudible Video]

Casablanca, 25 Septembre 2010.

Eugène Delacroix l’avait compris: “J’ai beau rechercher la vérité dans les masses, je ne la rencontre que chez les individus”.

Grâce a ses récits de voyage et a ses somptueuses peintures Delacroix nous a transmis les détails du quotidien d’une société marocaine qu’il aurait été impossible d’imaginer autrement… même si on peut se demander ou il a bien pu aller chercher certains de ses modèles (Cf. Odalisque).

Si Delacroix vivait de nos jours il aurait tenu son propre blog.

Le blogging et le Web 2.0 plus généralement permettent d’opposer mass media et medias citoyens (ou individuels).

Le Web 2.0 c’est des millions d’individus qui créent un contenu multimédia riche et constamment mis a jour.

C’est 500 millions d’utilisateurs actifs sur Facebook (plus de 15 fois la population du Maroc), 190M sur Twitter, qui débitent plus de 750 tweets la seconde; 650 millions tweets par jour.

Au Maroc il y aurait un demi million de marocains actifs sur Facebook, quelques centaines sur Twitter. Il n’y a pas de chiffres officiels pour les blogs au Maroc mais on les estime à 80.000.

Au delà des chiffres, le plus remarquable peut être est la diversité de la blogosphere marocaine et son dynamisme.

Mais quel impact a t-elle réellement?

J’ose croire que ces blogueurs, microblogueurs, facebokeurs, en partageant quelques détails de leurs vies quotidiennes, en exprimant leurs opinions librement, sont peut être en train d’écrire le corpus de l’histoire contemporaine de ce pays. Autrement dit, l’histoire est peut être en train d’être écrite pour la première fois par ses propres acteurs; par des Delacroix en puissance.

Le Web 2.0 permet aux citoyens de se réapproprier la parole publique. Il leur permet d’être entendu et d’avoir potentiellement un impact sur la réalité autour d’eux.

Exemple…

Le 8 Juillet 2007, un citoyen marocain, armé d’une simple camera video décide de filmer une scène de la vie quotidienne dans les environs de son village isolé au nord du Maroc. Il se poste très tôt le matin discrètement sur le toit d’une maison surplombant un croisement où un barrage de police est d’habitude dressé. Il fait en sorte a ce que personne ne se doute de sa présence et se met a filmer dès que les policiers se mettent en place. Sur sa vidéo on peut voir des agents d’autorité arrêter des véhicules à une intersection du village. Le reste c’est de l’histoire.

Une scène de la corruption quotidienne à laquelle malheureusement beaucoup de marocains ne sont que trop familiers. Mais les vidéos sont postés sur le site de partage de vidéo en ligne YouTube. Deux autres suivront. Elles feront le tour du monde et seront vu par des millions d’internautes. Diffusés sur les chaînes d’information en continue, ils sont au centre de débats télévisés; inclus dans un documentaire projeté dans plus de 45 pays a travers le monde.

Contre toute attente, les autorités marocaines réagissent et des mesures sont prises pour appréhender les contrevenants.

Ces vidéos créeront une tradition : La technique est reprise par d’autres au Maroc et ailleurs. On se met a filmer et photographier la fragilité des infrastructures, les inondations dans les gares et les aéroports, les conséquences des pratiques peu soucieuses pour l’environnement de certains responsables ou de certains grands groupes immobiliers privés (et publiques) en particulier au nord du pays… etc.

C’est la société civile en marche, seulement elle s’est alliée un outil redoutable.

Un citoyen ordinaire aujourd’hui, muni de bonnes intentions peut changer les choses, il peut lancer le débat a lui tout seul.

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Le 11 septembre a été un révélateur. A l’image d’épinal du Maroc de l’artisanat, de la bonne cuisine et des chameaux qui courent les rues de Casablanca comme tout le monde sait, dans les médias dominants s’est greffée de plus en plus l’image du musulman extrémiste et violent.

Edward Said l’avait remarqué : “Très peu des détails, de la densité, de la passion de nos vies sont entrés dans la conscience même de ceux dont le métier est de couvrir le monde arabe. Ce que nous avons c’est plutôt une série de caricatures essentielles, vulgaires du monde islamique présentées de telle sorte à le montrer perpétuellement vulnérable.”

Cela dit, la vision des médias dans notre région du monde ne manque pas de distorsions non plus… et au stéréotype arabe et moyen oriental perpétuellement remis au goût du jour, on oppose souvent celui de l’occidental tantôt surpuissant tantôt grossièrement vulgaire et incompétent.

Le Web 2.0, pour peu qu’on sache s’en servir, a le potentiel de faire sauter bon nombre de ces clichés en rapprochant les individus les uns des autres, en réduisant les intermédiaires entre eux.

Sur les réseaux sociaux comme Twitter, Facebook ou Linkdin il est estimé qu’entre deux personnes il existe à tout moment une chaîne intermédiaire de 5 personnes en moyenne. La théorie des six degrés de séparation, née à la fin du 19eme siècle en Hongrie, n’est désormais plus un mythe.

Les anciens murs tombent, les frontières culturelles ou géopolitiques changent de perspectives..

Cependant, il persiste une barrière de taille, celle de la langue.

Je ne suis pas un bon blogueur moi même, mais j’ai développé une véritable passion pour le bridge-blogging. Je passe la majeure partie de mon temps sur Internet avec les “Global Voices” … Ce sont les xenophiles du Web… Ils ont en commun la chance de parler plusieurs langues. Ils sont mu par la volonté de jeter les ponts entre les cultures et par la conviction que nous avons plus en communs que ce que laisseraient croire les clichés et les stéréotypes sur les uns et les autres. Ils considèrent également que l’accès et la liberté d’expression sur Internet doivent être considérés comme des droits humains à part entière.

Ils sont quelques 300 volontaires dont la tache et de suivre tout ce qui se fait, se dit sur le Web 2.0, de le traduire en autant de langues que possible et de l’offrir au plus large public possible.

En ce qui concerne le Maroc nous avons remarqué que les blogueurs et les utilisateurs du Web 2.0 évoluaient dans des mondes à part. Ceux qui bloguent en arabe interagissaient peu avec ceux qui bloguent en français, alors que ces derniers s’aventuraient rarement au delà de leur zone de confort linguistique.

L’idée nous est venue il y a presque un an jour pour jour, avec mon amie Jillian C York, de créer une plateforme, Talk Morocco, que nous sommes en phase de transformer en une sorte de magazine en ligne de la blogosphere et qui réunirait, nous l’espérons, le plus large spectre linguistique, culturel et politique possible de blogueurs qui s’interessent de près ou de loin au Maroc.

***

Grace au Web 2.0 aujourd’hui on est tous des “producteurs de contenu”.. nous pouvons produire l’information, la commenter, la filmer et la partager.

Malgré le scepticisme prévalent chez la plupart de mes amis sur Internet, je m’autorise à croire que le Web 2.0 façonnera les intéractions sociales et l’image d’un pays comme le Maroc dans les années à venir.

C’est une révolution en marche. La géographie change. Il est aujourd’hui tout aussi important d’être visible sur la carte immatérielle du Web 2.0 qu’il ne l’est dans le monde physique.

Pour que le Web 2.0 puisse réussir cependant il faut (1) une infrastructure digne du nom et la promotion du haut débit pour tous. L’accès à internet en haut débit doit être élevé au rang de droit de l’homme en raison des bénéfices innombrables et à moindre coût qu’il peut générer à des pays en développement comme le notre en terme de créativité, de commerce et d’éducation. (2) Il faut assurer la neutralité du réseau : l’idée que toute gestion disciminatoire du traffic par les fournisseurs d’accès détruit le fondement même d’un internet libre, rapide et ouvert à tous. (3) Il faut assurer enfin la prééminence de la liberté d’expression car seul dans une société ou cette forme de liberté est garantie, un débat informé et ouvert peut il avoir lieu. Les nouveaux espaces de liberté d’expression qu’offre le Web 2.0 sont une force créative pour le Maroc et toute censure est un non sens historique et economique.

J’aimerais que vous tous, xenophiles que vous êtes, sortiez d’ici avec la ferme conviction que bloguer est fondamentalement positif. Affirmez vos individualités, partagez les avec le monde, soyez authentique, exprimez vous en toute liberté car c’est dans vos individualités et vos differences que se situe la verité du Maroc d’aujourd’hui.

[Video (inaudible) de la présentation visible ici.]

BarCamp Paris: Web 2.0 as a Means to Foster Social Innovation

On Saturday 26, a Barcamp has been organized in Paris by a number of netizens and social activists. This year’s focus was on Social Innovation: How can online social networks and citizen media impact on people’s everyday lives? How can online initiatives help promote social causes? Is online commitment enough to foster new ideas and sustain social movements?

People from the media, the civil society, from NGOs like Wiser Earth, community managers and social entrepreneurs have been sharing and comparing their experiences.

This meeting couldn’t come at a better time as these questions seem to become more and more pressing among the online communities I belong to. I remember that in Santiago in Chile, during the Global Voices Citizen Media Summit, most of these issues have been raised and the question was asked about how to better use Web 2.0 resources to spread the message, build communities and eventually have an impact. Questions about how to assess success and failure were debated as well.

When and how do you know that your project has succeeded in “moving the needle” is a question every online project initiator must be asking at some point. It is a question difficult to answer since it involves many unknowns relative to every individual project. But from the feedback that one can have from previous initiatives that have either succeeded or failed, there emerges a certain outline of what should or should not be done.

On a nutshell (and this is an answer, albeit partial, to Mahdi with whom we’ve been discussing this very question lately), some notes taken during the workshop on why and how NGOs can optimize their work using web 2.0 tools taking as an example the experience of Aiesec, an organization run by students, with over 40,000 members:

– To avoid preaching to the converted (see Mahdi’s interesting essay on Graph Theory) build an internal action plan which lists audiences associated with a target-oriented strategy. For instance if your target audience is a community of poor and illiterate peasants, you’re obviously not going to use Twitter or Facebook to reach them (something that unbelievably enough some Moroccan NGOs keep doing somnolently). Think of other web 2.0 tools little talked about like SMS text-messaging or Voice-Over-Internet-based platforms like FreeFone.org very suitable for an audience that doesn’t have access to, or is not very familiar with the Internet.

– Fundraising over the Internet has never been so easy. Now there are free and smart tools that help raise money for NGOs in a way that is pretty convenient to donors. Examples:

MailforGood [Fr]: a brilliant initiative that is sponsored by Google, Yahoo and Microsoft among others and that lets you sponsor an organization of your choice and raise money for it by just accepting to add a banner to your emails. Each time you send an email of these, money is raised for your favorite NGO. it’s as simple as it sounds.

JustGive.org: makes donations easy, fast and traceable.

MonExTel [Fr]: just by sending your old cell phone by mail for recycling you can make a donation to an NGO of your choice.

– NGOs need to do some homework on how mass collaboration works and how it can be made profitable in the context of social entrepreneurship. Wikinomics (the book and website) and TechSoup are good references in that matter (any more suggestions are welcome).

– Remember that the Web 2.0 is just a continuation of other tools to communicate. It is there for people to talk to each other. It isn’t the place to drop messages or dictate policies that users are not exactly there for. people seek a conversation, an interaction and a message that has some added value.

– Adopt the tools of viral marketing: videos in particular.

– As communications strategy Aiesec has chosen exclusively to adopt a “story telling approach”: according to their community manager, David Pires, his organization is no longer using traditional ways of advertising/communication/marketing. They have decided that their sole strategy is to let members tell their stories and experiences within the organisation and share it in their own networks with as much people as possible. This apparently is helping create a constant buzz over the internet around the organization.

– For internal communication and logistics and to connect with similar projects around the world and to gain more visibility there are very powerful and free tools available online like Wiser Earth which participants at the Barcamp seem to have overwhelmingly adopted. I don’t have any personal experience with it.

– Finally: know how to recognize failure and learn from it. In other words: make your failures a success.

Finally, some shining examples of successful social initiatives using Web 2.0 tools:
Global Solutions
Ushahidi
Freefone.org

The only issue I had with the gathering is that it was sponsored by Bolloré, a French group belonging to Vicent Bolloré, a close friend of Nicolas Sarkozy, little known for his social commitments and rather a symbol of France’s infamous business association with some African dictators. But that aside, the meetup was greatly enriching.

And as usual I couldn’t help but look for fellow GVers (Global Voices colleagues) in the audience and there she was. Yawa Degboe is volunteer translator for Global Voices en français, editor of the newly born webzine Togozine.com and social activist.

The Blogoma Dream Team for the World Cup

My friend Naoufel Chaara sparked a little storm over the Moroccan blogosphere (Blogoma) this week. He nominated 20 Arabic language blogs and asked fellow bloggers to nominate at least 4 more with the caveat that those nominated should not be publishing on Maktoob, the Yahoo-owned Arabic language blogging platform. There is a long story behind this but mainly it is a response to the claim by an association in Morocco that calls itself “The Moroccan Blogger’s Association” and whose members, for some obscure reason, all publish on Maktoob. Morocco is not participating in the FIFA World Cup that will be starting a couple of hours from now in South Africa. And today, I’m unveiling the composition of the Moroccan blogging dream team for the World Cup. Should those guys have been sent to South Africa I’m pretty sure they would have made Brazil look like a team of geriatric Monty Pythons. So here’s the 3-5-2 formation:

تشكيلة الفريق التدويني المغربي المتأهل لكأس العالم (جواباً على دعوة نوفل)

Creativity and courage or how to beat censorship in Tunisia

Tunisia is probably the country in the Arab world suffering the most from online censorship. It has also one of the most courageous and creative community of bloggers and online activists in the region. Last Saturday, activists tried to organize a peaceful march to demand the end of censorship and arbitrary blocking of websites by the government. Slim Amamou and Yassin Ayari who took upon themselves the brave responsibility of organizing the protest, were refused access to the legal procedure that allows the issuing of a permit and were then apprehended by the authorities, forced to call off the march then released. The following video tells the story of a movement that was born on May 22th, the day the march was due to take place, and that will hopefully grow stronger and stronger in the days ahead. Those guys need support.